Historique

Historique de Flines lez Râches

 

Le village de Flines est très ancien : la première mention écrite apparaît en 928 dans un acte de donation de terres appelées Felinas. Ce nom est dérivé du latin figulinas qui signifie  » fabrique de tuiles ou de poteries « .

L’occupation des terres de Flines est bien antérieure comme l’attestent de nombreuses découvertes archéologiques et notamment dans la  » Mer de Flines  » qui a livré poteries, monnaies celtiques, gauloises et romaines, et divers objets en os et ivoire.

L’arrivée d’une abbaye cistercienne à Flines en 1251 grâce à la comtesse de Flandre, Marguerite de Constantinople, donne un nouvel essor au village en aménageant les terres et en construisant de nombreux bâtiments dont les seuls vestiges visibles de nos jours sont la forge, la bergerie, les ruines du calvaire et le pavé Madame.

Après la Révolution Française, les centres économiques se sont déplacés vers le centre de la ville. Il y a donc eu essor des sucreries, des brasseries, de la sélection des semences, du rouissage du lin,  l’extraction du sable et de l’argile. La richesse du sous-sol flinois en charbon a également donné naissance en 1892 à la compagnie minière de Flines.

L’ouverture de la mine entraîne un afflux de population. Ainsi en 1896, Flines comptait 4074 habitants, en 1901, 4354 et en 1906, 4542. Il s’agit d’une main d’œuvre extérieure qui s’établit rapidement sur le lieu de travail.

La Première Guerre mondiale est à l’origine de la chute progressive de la compagnie minière. Les installations ont été détruites par les Allemands à leur départ : les galeries ont été inondées. Cependant le site est rééquipé de 1919 à 1921. Suite à une demande en charbon gras et en anthracite, la compagnie de Flines cesse d’exister; elle est rachetée par la compagnie d’Aniche en janvier 1922. Les puits sont donc utilisés pour le retour ou l’entrée d’air des fosses alentours comme la fosse Bonnel à Lallaing et la fosse Bernard à Frais-Marais. Les grands bureaux et la lampisterie de la fosse de Flines (localisés sur Anhiers) ont alors été transformés en habitations. Ils ont été détruits dans les années 70.

Après l’inévitable creux de l’entre-deux-guerres sont apparus des minoteries, des ateliers de confection et d’ameublement.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, Flines faisant partie de la zone occupée par les Allemands n’a pas échappé aux lois antisémites et de surveillance. A cette époque, Flines comptait une seule famille de confession juive, la famille Michel, propriétaire d’une manufacture de vêtements pour hommes et pour enfants installée rue de la Brasserie, actuellement rue Emile Glineur. A la fin de la guerre, l’entreprise a pu se réinstaller dans notre village après un exil de 4 années en « zone libre ».

Aujourd’hui, Flines-lez-Râches compte 5504 habitants (d’après le recensement de 1999), contre 4354 habitants au début du siècle. En ce début de XXIe siècle, Flines connaît la mutation des communes longtemps restées rurales, mais situées non loin des grands axes routiers et des centres urbains, phénomène général à la Pévèle. Les activités industrielles sont aujourd’hui tournées vers la chaudronnerie et la plasturgie.

La commune appartient au Parc Naturel Régional Scarpe-Escaut.

 

 

Monique HEDDEBAUT,  Adjointe à la Culture 2009 .
En savoir plus: Les différents noms de Flines (Alain Marmousez)